« Retour au blog de Oothastarwars

Un souffle de désir

Un souffle de désir

Enseveli sous les décombres et dans son propre ennui, Palpatine cherchait un élément qui aurait pu lui échapper et le conduire vers les responsable de ce regrettable imprévu.
Il avait fait de Dooku son apprenti et celui-ci se révélait fort et fidèle. Bien moins dangereux que Darth Maul qui se saurait vite révéler un problème. Il avait été un disciple dévoué et discipliné, mais son trop plein de rage aurait pu le submerger un jour où l'autre. Kenobi avait régler la question sur Naboo en le débarrassant finalement d'un poids. Pourquoi alors, n'avait-il de cesse de songer à ce Zabrak ? A croire que la solution a ses questions ne pouvait venir que de lui.

Palpatine se redressa péniblement. Sa position commençait à être inconfortable et la douleur que lancer sa jambe l'agaçait prodigieusement . Il reprit le cours de ses pensées, car a quoi pouvait-il occuper autrement son temps, si ce n'était en cherchant à comprendre.

Le spectre de Darth Maul lui était inutile, nulle raison de persévérer de ce côté. Il devait rester dans le présent, se recentré sur l'essentiel. Il était le maitre incontesté de la République. Il était la Main qui contrôlait toutes les ficelles du mouvement Séparatiste. Les politiciens ? Il les avaient dans une poche et les sécessionnistes dans une autre. Il était le jour et la nuit, l'eau et le feu. Il Jouer avec les éléments comme on mange ou respire. Tous s'imbriquait et se contrariait aux grès de ses envies ou de ses plans. Aucun membres de la République n'aurait eu l'audace ou l'intérêt de chercher à le tuer. Quand à Dooku, il n'était pas homme à le trahir, du moins pas de cette façon. Alors qui ?
"Les jedi ?" pensa-t-il tandis que de sinistre grondement se faisaient au-dessus de sa tête, lui rappelant la précarité de sa situation. Certainement pas ! Il les occupaient suffisamment en les envoyant sur le front ou sur la trace de supposé potentats Séparatistes, pour que ceux-ci est même le temps de s'occuper du mystérieux "sith" qui semblait-il serait caché derrière tous cela. Un sourire passa sur les lèvres mince à l'idée que c'est même jedi étaient en train de s'affairer à le sauver lui ; Le Sith.

Un léger gémissement le sorti de ce tournoiement de question et de satisfaction. Sa cavalière remua lentement la tête. Ne tenant plus sur ses coudes, Palpatine s'étendit sur elle prenant soins de ne pas aggraver une blessure qui l'inquiétait de plus en plus. Il n'aimait guère voir ce morceau de métal enfoncé dans le corps de SAliar et par dessus tous se préoccupait de voir la hampe se perdre dans son toit de fortune. Jusqu'à qu'elle point cela ne risquait-il pas de représenter une menace ?

Son corps vieillissant, revint au contact de la jeune-femme, pris dans un étrange délire. Dans ses divagations il reconnut quelque mot de la langue natal de SAliar et sans importance à ses yeux. Des mots venus du passé, des noms qu'il ne connaissait peu où pas. Le sith soupira et tenta de déchiffrer les souvenirs qui abondaient dans l'esprit de SAliar, avant d'abandonner, contraint par la barrière mental de cette femme, enfant de la Force. Il passa sa main sur sa joue dans l'idée de la faire taire de nouveau quand, dans un souffle, elle murmura un prénom plus connu que les autres.

- Obi-Wan...


Palpatine se crispa. Ce jedi, seul rempart devant l'objet tant convoité, commençait à sérieusement l'irriter. Tôt ou tard il allait devoir se résigné à se défaire de sa présence. Qui sait, le maître jedi pourrait-il même devenir, bien malgré lui, l'instrument lui permettant de faire de Skywalker son disciple. Sa mort pouvant plonger le jeune homme dans un puits insondable d'où il ne pourrait sortir qu'en acceptant une main tendu, la sienne.

Un râle qui éveillé un peu plus la jeune femme et Palpatine se décida à la rendormir. C'est alors qu'il apprécia la chaleur de sa peau exacerbé par la fièvre qui l'envahissait peu à peu. Une chaleur qui lui murmurait de bien savoureuse chose. Ou bien était-ce ces lèvres entrouverte ? Combien de temps déjà, n'avait-il pas profité des charmes d'une femme ? Il remonta loin dans le temps. A cette époque ou ses projets étaient encore embryonnaire et où SAliar avait surgie sur Coruscant, apportant avec elle sa grâce, sa beauté. Affolant les hommes qui avaient rêvé un temps de faire d'elle leur maîtresse.
Enivré par ses sens, brusquement incontrôlable, Palpatine fit descendre sa main le long de ce visage charmant. Ses doigts passèrent sur la bouche de la jeune-femme et apprécièrent la douceur de ce rose cendré. Du revers il caressa l'autre joue et huma les essences de lys qui s'exhalait de tous son être. Enhardit par ses chastes effleurement et l'immobilisme de cette créature, totalement à sa merci, Palpatine voyagea dans son cou frêle, sur ses épaules, ses bras. Le corps de SAliar, jusqu'à là inerte répondait peu à peu a des instinct naturel se réveillant sous ses attouchements de plus en plus audacieux. Fougueux, Palpatine plongea au travers du fin manteau, s'enfouissant dans l'échancrure de sa robe jusqu'à oser frôler une poitrine qui se soulevait difficilement. Il se régala de la rondeur d'un sein a la pointe érigé comme pour mieux le tenter. Que de délicieux moment pour cet homme qui avait oublié à quel point le sexe était une chose appréciable et qu'il avait écarté, trop prit dans sa vengeance. Aliéné par ses caresses qui lui faisait découvrir les courbes généreuse de SAliar, Palpatine s'imaginer la posséder et en faire l'accessoire de ses plus sombres fantasme.

Alors qu'il rêvait, continuant son entreprenante et délectable exploration, SAliar, soupirante, appela de nouveau le maître jedi ignorant au dessus-d'eux de ce qui naissait en dessous. Palpatine senti une pointe de jalousie et de colère corrompre ce moment. Qu'il lui était désagréable de voir que la jeune-femme malgrès sa demi conscience, pensée être l'objet des attentions de "l'autre"... Eprouvé par le souffle de désir qui avait fait de lui sa chose ; prit dans une fournaise de sensation divinement charnelle et voulant étouffer ce nouvel appel qui s'approcher des portes de cette bouches pleine, Palpatine pris les lèvres de SAliar entre les siennes goûtant avec volupté la réponse de la jeune femme qui devait croire dans son délire, qu'Obi-Wan était le charmant pourvoyeur de ce baisé.
Ça bouche était encore plus accueillante et plus douce qu'il ne l'avait imaginé.


New article SAliarstarwars en ligne


------ o0° Le commentaire Star : °0o ------


Priscilla, Posté le jeudi 17 avril 2008 14:45

Et voilà toute la difficulté du personnage.
Tiraillé entre son intense amour caché et l'ordre qu'il a promi de suivre et de s'engager.
Je ne vais pas rentrer dans les détails de ton texte puisqu'ici on voit la puérilité fragile du personnage.
Il est encore jeune et parfois même insouciant, désinvolte et arrogant.
Mais il aide ceux qu'il aime, donnerait sa vie en dépit de ses défauts.
Les notes sombres de son caractère ne sont que la promesse d'un avenir torturé et noir.
N'oublions pas qui il deviendra.
Et moi j'aime voir et lire comment il le devient.
Dans cette fiction il est jeune et amoureux.
Bien plus tard, il sera âgé, seul et malheureux.

Mémaître, j'attends la suite =D
_____



Paul Verlaine, Posté le jeudi 17 avril 2008 14:34

"Voix de l'Orgueil : un cri puissant comme d'un cor,
Des étoiles de sang sur des cuirasses d'or.
On trébuche à travers des chaleurs d'incendie...
Mais en somme la voix s'en va, comme d'un cor.

Voix de la Haine : cloche en mer, fausse, assourdie
De neige lente. Il fait si froid ! Lourde, affadie,
La vie a peur et court follement sur le quai
Loin de la cloche qui devient plus assourdie.

Voix de la Chair : un gros tapage fatigué.
Des gens ont bu. L'endroit fait semblant d'être gai.
Des yeux, des noms, et l'air plein de parfums atroces
Où vient mourir le gros tapage fatigué.

Voix d'Autrui : des lointains dans des brouillards. Des noces
Vont et viennent. Des tas d'embarras. Des négoces,
Et tout le cirque des civilisations
Au son trotte-menu du violon des noces.

Colères, soupirs noirs, regrets, tentations
Qu'il a fallu pourtant que nous entendissions
Pour l'assourdissement des silences honnêtes,
Colères, soupirs noirs, regrets, tentations,

Ah, les Voix, mourez donc, mourantes que vous êtes,
Sentences, mots en vain, métaphores mal faites,
Toute la rhétorique en fuite des péchés,
Ah, les Voix, mourez donc, mourantes que vous êtes !

Nous ne sommes plus ceux que vous auriez cherchés.
Mourez à nous, mourez aux humbles voeux cachés
Que nourrit la douceur de la Parole forte,
Car notre coeur n'est plus de ceux que vous cherchez !

Mourez parmi la voix que la Prière emporte
Au ciel, dont elle seule ouvre et ferme la porte
Et dont elle tiendra les sceaux au dernier jour,
Mourez parmi la voix que la Prière apporte,

Mourez parmi la voix terrible de l'Amour !"

Sagesse, 1880.
Voix de l'Orgueil : un cri puissant comme d'un cor

# Posté le vendredi 18 avril 2008 17:07

Modifié le mardi 23 décembre 2008 06:58

« Article précédent : A la recherche de Padme

Article suivant : Znaork, Greell et le TR 76 »