L'opéra Doro Gesk brillait dans la nuit. Perdu au milieu d'un champs de building qui se concurrençaient en hauteur, ce nouveau centre de culture ne laissait pas indifférent. Une foule de curieux qui venaient à passer par là, par routine ou pour profité un peu de la soirée, provoquaient de véritable bouchon dans le ciel, prenant des allures d'un essaim d'abeille compact s'attaquant à un ennemi à la ruche.
De forme lenticulaire, le dôme de l'opéra faisait penser à une toile d'araignée, mal dégrossie, éclairé par un feu ardent venant des profondeurs de la terre. A l'entrée une immense place en parti suspendu dans le vide. Des fontaines représentant les plus grands artistes choisi après d'âpre discutions au sein du sénat, laissaient filé une eau qui viré du bleu au vert en passant par un arc-en ciel de couleur. Un long tapis rouge courait jusqu'à des marches majestueuse et une entrée surplombait d'un fronton en haut-relief d'où émergeait une scène du "Crépuscule des Justes" l'opéra préféré du chancelier Palpatine et qui allait être joué ce soir même.
Les invités, habillés, parés, coiffés pour la circonstance ce tenaient de par et d'autre du tapis rouge réparti en fonction de leur rang, de leur statut et du degré d'importance. Les plus négligeables au bas des marches ; au fond et les plus important aux pieds des marches, en première ligne.
Obi-Wan profita d'un bref instant pour admirer l'opéra.
- Quand pensez-vous maître Kenobi ? demanda le chancelier Palpatine en descendant de la navette sénatorial.
- Je dois avoué que c'est magnifique.
- J'étais certain qu'un amateur d'art tel que vous n'aurait pas manqué d'apprécier ce nouvel opéra.
Anakin, ne prêta pas attention à la discussion et jeta un oeil curieux à l'édifice, avant de chercher dans la foule sa femme. Ses yeux se dirigèrent en direction des invités les plus proche des marches. Padmé était de ces sénatrices qui avaient une place au sein du sénat et du monde politique. Oratrice respectée, elle était de tous les débats, de toutes les lois, de tous les combats. Pas une décision ne manquait à son esprit juste et droit, encrée dans le bien. C'est alors qu'il la vit. Plus belle que jamais, au pied des marches, Padmé se tenait souverainement. Elle portait une magnifique robe pourpre, entièrement brodé d'argent. D'ample manche touché le sol et dévoilé ses mains en étant relever par une pierre brillante. Ses long cheveux sombre avaient été bouclés et retombaient sur sa poitrine élégamment mit en valeur par un corset qui souligné sa taille. Paraît d'un diadème de cristal au large rayon, il semblait au jeune homme que la lune naissait juste derrière sa femme. Il lui lança un sourire et ne manqua pas de voir celui qu'elle lui rendit discrètement. Son c½ur battait et ses mains devinrent moite. Il avait envie de courir à elle ; de la prendre par la taille ; de la couvrir de baisés. Il était amoureux envers et contre tous et son amour pour Padmé nourrissait maintenant chaque seconde de sa vie..
- Anakin ? Dans un souffle qui lui faisait reprendre conscience, Anakin s'approcha de son maître - Soit vigilant. Insista Obi-Wan.
- Comme d'habitude maître.
Les deux jedis se mirent à marcher derrière le chancelier Palpatine reçut par un tonnerre d'applaudissement. Des holocams de forme bulle, virevoltaient en tous sens, prenant et retransmettant en direct les images de la cérémonie, de la foule et de l'invité majeur de cette grande soirée. Obi-Wan et Anakin, laissaient la Force les guider et les avertir du moindre danger. Mais hormis l'effervescence et l'excitation général, tous semblait ce passer au mieux. Dans la liesse générale, une jeune femme sorti du rang. Un instant Anakin s'en inquiéta, mais manifestement la dame devait être la cavalière du chancelier suprême et par curiosité masculine, en un regard habitué à l'observation, le jeune homme détailla la jeune femme.
D'un âge indéterminé ; blonde ; d'une taille moyenne, sa peau était laiteuse. Son visage serein, presque froid, avait pour fenêtre deux magnifiques yeux bleu et pour porte une bouche rose. Sa robe d'un blanc virginal fait de voile, retombait parfaitement sur le sol. Attachée sous-poitrine par un ruban de pierre d'or, retombant comme un long collier ; son large décolté carré suggérait sa féminité, sans pudeur. Sans négligé la beauté de sa bien aimée, Anakin devait reconnaitre que la chancelier avait bon goût et que la dame était bien jolie.
Il remarqua alors certain regard. Jalousie, méfiance, surprise ou défiance ; tout un tas de sentiment négatif, se mélangeaient. C'est alors que le nom de la sénatrice lui revint en mémoire avec plus de clarté. La rumeur courait que la jeune femme avait ouvertement admit son hostilité vis-à-vis du chancelier. Et d'un autre coté, il était dit qu'elle avait été liée, tout récemment, à une sombre affaire ou deux êtres avaient été assassinés dans son sillage. Anakin comprenait mieux que sa présence en surprenne plus d'un et ce posait des questions sur cette femme si mystérieuse.
- Vous connaissez cette femme ? demanda t-il à son maître.
- Qui ? lâcha Obi-Wan qui jetait à droite et à gauche des regards grave.
- La sénatrice SAliar !
- Regarde plutôt autour de toi ...- Anakin s'éxècuta un bref instant avant que sa curiosité ne le fasse insister - ... Mais je m'inquiète pour le chancelier, des rumeurs inquiétant court au sujet de cette femme, alors qu'elle serait sa maîtresse !
- Si c'était le cas Anakin c'est plutôt pour elle que je m'inquiéterais, que le contraire - dit-il sombrement avant de continuer sur un ton plus abrupte - ... Et si ta bouche pouvait se fermer au lieu de sortir de telle âneries cela serait bien pour tous le monde !
Anakin était surpris par la réaction de son maître. D'habitude si calme et serein, il venait de perdre un instant le contrôle de ses émotions et l'avait rabroué sans ménagement. Le jeune homme peut habitué, se sentit pris en faute :
- Pardon maître, dit-il doucement.
Un instant de silence se fit entre les deux hommes tandis que le chancelier saluait Diren Ryo Grey, de la délégation de Malastar.
- Non ! C'est moi qui te demande pardon ... Mais Anakin - Obi Wan regarda son padawan dans les yeux - ... tu ne dois pas écouter les ragots du sénat. Ils prolifèrent aussi sûrement que la guerre qui s'étend un peux plus chaque jours.
- Oui maître.
Anakin vit une ombre passer sur le visage de son maître quand le chancelier suprême s'arrêta devant la sénatrice SAliar, portant, décidément, une tenue des plus subjectives. Avec toute sa galanterie habituel, Palpatine la salua. Ils échangèrent quelques mots qui se perdaient sous les acclamations puis le chancelier offrit son bras. Un instant hésitante, la jeune femme, accepta avec un sourire timide. Les applaudissements redoublèrent et après s'être montrés, comme attendant un quelconque consentement, le couple continua son évolution. La dame offrit alors aux yeux des deux jedi, le régale d'un dos nue, le délice d'une chute de rein et une cascade de cheveux blond et ondulé, aux pointes bouclées, paré d'un collier de perle qui retombaient en volute sur les vagues d'une traine de voile opaque, piqué d'or .
- Pas mal, fit Anakin.
Le jeune homme s'attendait à une remontrance et pourtant aucun son ne sortit de la bouche de son maitre. Au contraire Obi-Wan affichait un sourire large et les yeux semblait rêveur.
- Je vois que vous êtes d'accord avec moi, rajouta le jeune padawan d'un ton amusé.
Pas plus de réponse et tandis qu'Anakin repris à c½ur sa surveillance, Obi-Wan combattait toutes les délicieuses pensées qui affluaient dans son esprit. Leurs pas les menèrent au bas des marches. Etant tous deux natifs de Naboo, le chancelier Palpatine, s'arrêta devant la sénatrice Amidala.
- Bonsoir Madame, vous voir à cette soirée est un régal pour tous.
- Merci Chancelier Palpatine, répondit poliment la jeune femme, après une révérence.
- Il ne sera pas dit que la sénatrice Amidala entrera seul dans ce vaste opéra. Ayez l'honneur dit pénétrer au bras d'un jedi, fit-il en présentant ses deux gardes du corps
Anakin ingurgita silencieusement et gonfla le torse, tandis qu'il voyait les joues de sa femme bien aimé, s'empourprer légèrement. Sur d'être l'heureux élu, il fit un pas en avant.
- Maître Kenobi ? termina le chancelier.
Sans que personne ne le perçoive, du moins il l'espérait, Anakin perdit son sourire. Il avait escompté, même prit pour acquis ,que c'est à lui que le chancelier penserait. Au lieu de cela, c'était son maître qui se retrouvait là où lui avait une place plus que légitime.
Padmé, arborant le plus beau de ses sourires s'approcha d'Obi-Wan, qui déjà lui présentait son bras.
- Madame, s'inclina révérencieusement le jedi.
- Maître Kenobi, salua amicalement la jeune sénatrice.
- très jolie robe Padmé.
- Merci Obi-Wan. Je vois que vous portez une nouvelle toge
Obi-Wan s'esclaffa légèrement :
- Anakin a quelque peu abîmé la dernière, lors d'un entraînement particulièrement musclé.
Padmé eu un petit rire cristallin ; chantant aux oreilles de son époux.
- Nous voilà bien heureux maître Kenobi. Nous avons tous deux la chance d'être au bras de deux belle femmes, dit Palpatine posant sa main sur celle de sa cavalière qui paraissait tressaillir un bref instant.
Les yeux d'Obi-Wan s'appuyèrent sur SAliar. Que pouvait-il faire d'autre si ce n'était la rassurer par ce simple regard et l'assurer de son amitié ? Et elle le comprit, reprenant de son assurance, offrant même au chancelier un léger sourire.
- Elle ne sont pas que belle, chancelier, remarqua Obi-Wan, les yeux toujours aussi malicieux.
- C'est vrai. Elles sont autant résolu et perspicace l'une que l'autre.Chacune à sa façon.
Ce faisant, le chancelier monta les marches offrant de son bras, un appuie à sa cavalière. Obi-Wan n'avait pas manqué ce sourire donné à lui seul par la sénatrice SAliar, ni ce désir qu'il pouvait lire malgré toute la froideur qui se dégageait d'elle.
Anakin bouillonnait intérieurement, avalant difficilement de voir sa promise être ravi par son mentor.
- Anakin ? fit Obi-Wan en montant la première marche avec Padmé qui ne montrait aucune déception.
- Oui, oui ! - Le ton était sec - Je surveille maître ...- puis murmurant dans le dos du nouveau couple - Je surveille.